Le Chantre et la consécration

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Parler de chantres ou de chants consacrés n’est pas du tout aisé. En effet, depuis que l’homme a été créé, la musique a été à l’origine avec lui ; c’est pourquoi dans l’histoire de l’humanité, nous voyons que tous les peuples et les nations, quels qu’ils soient, ont leur culture et leur civilisation qui sont l’émanation de leur éducation dans un espace géographique bien déterminé. Cela est d’autant plus vrai que la vie des hommes se fonde avec l’évolution du temps et de l’espace.

L’Eglise, le corps de Christ n’est pas en reste, elle s’inscrit certes dans une perception spirituelle. Force est de reconnaître que son champ de prédilection est bel et bien la société.

Ceci étant, le chantre pour mieux dire chantre de l’Eternel est témoin de cette réalité. Il lui faut donc transcender pour recevoir de Dieu son inspiration parce que le chant est plus une affaire d’inspiration, de spiritualité que de simples phrases musicalement exécutées.

Il a donc mieux que quiconque besoin d’être consacré. Alors qu’est-ce que la consécration ? Pour mieux comprendre cette notion, deux (2) écoles s’offrent à nous :

D’une part, l’hébreux qui la définit comme quodesh et signifiant : mettre à part, sanctifier. Ici, il y’a l’idée de se ranger, ranger sa vie, se démarquer, se séparer, mais de quoi ? De tout ce qui est contingence, du péché et autres actes qui pourraient l’empêcher d’atteindre le but. Le chantre doit donc atteindre le but car pécher, c’est manquer le but. Le chantre doit donc atteindre le but, la finalité qui consiste à être irréprochable pour le service de la maison de l’Eternel (1 chroniques 25 ; 1). Cet objectif est du reste, ce qui donne tout son sens à la deuxième école qui est celle du grec qui définit la consécration comme hagios, hagiasmes qui signifie : charge, fonction, responsabilité.

C’est en quelque sorte le fait de se mettre à part pour remplir une tache, une fonction. De ce point de vue, la consécration est donc le fait d’être investi par Dieu afin de remplir convenablement son ministère et non le fait d’une simple ordination ou une imposition de mains. La consécration , c’est en définitive, l’action d’être consacré, d’être mis à part, de se sanctifier (quodesh) afin de réussir la mission pour laquelle Dieu nous a appelé (hagios).

François Delormas

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