Plus de 4000 milliards de dette disparue, Macky Sall plus qu’un magicien, un prestidigitateur: Peut-être les raisons du 3è mandat?

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Dans un rapport de la cour des comptes du Sénégal publié en février 2025, celui-ci a établi une dette cachée de 7 milliards de dollars américains, l’équivalent d’environ 4000 milliards de Fcfa. Une somme strastosphérique qui établit un déficit très important et laisse une marge de manœuvre très restreinte au nouveau pouvoir en place. Comment de telles choses ont pû arriver?

En 2012, quand Macky Sall, ancien premier-ministre d’Abdoulaye WADE accède au pouvoir après avoir battu aux élections son ex-mentor, il veut incarner une dynamique nouvelle de gouvernance avec un projet dont le slogan «Sénégal Emergence».Faire du Sénégal un pays émergent, de bons sentiments et un concept très à la mode à cette époque. Le nouveau président qui vient d’être élu et qui a la confiance et la faveur des institutions internationales peut mettre en place son plan sans crainte et donc emprunter à tout va. En Afrique, la seule caution des parrains suffit à faire tout ce qu’on veut y compris mettre en place un système de fraude. C’est ce qui est arrivé avec l’administration du président sortant,comme l’analyse l’économiste Demba Moussa Dembélé du FRAPP (Forum pour des Alternatives Panafricaines et Anti-impérialiste).

Dès 2019 à la fin de son premier mandat et à l’entame du 2è après son élection, des signes d’insincérité des comptes publics commençaient à apparaître sur les radars mais le FMI et la BANQUE MONDIALE qui couvraient toujours leur poulain restèrent bien silencieux. Les responsables du PASTEF (Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko), agents des finances publiques, travaillant dans le domaine et certainement informés ont fait de la lutte contre la corruption, leur cheval de bataille .L’axe majeur de de leur combat. Il faut dire que beaucoup de scandales étaient régulèrement et dénoncés par les opposants au président Macky Sall. C’est donc à raison que parvenus au pouvoir en 2024, les nouveaux tenants de l’exécutif annoncent dès leur prise de fonction, le lancement d’un audit de l’administration précédente.En septembre 2024, lors d’une intervention publique,le premier-ministre Ousmane Sonko annonçait déjà un énorme problème concernant les finances publiques. En février 2025, 10 mois après le lancement de l’audit, le rapport des résultats de la cour des comptes allaient relever aux yeux du duo, du Sénégal et du monde entier, une réalité loin de ce qu’il pouvait imaginer. Une dette cachée de 7 milliards de dollars, environ 4000 milliards de francs cfa. Ce n’est même plus de la magie. C’est carrément de la prestidigitation. Aujourd’hui, avec la confirmation de cette dette cachée par le FMI, beaucoup de questions se posent concernant les mécanismes qui ont pu conduire à cette situation.

A ce propos, Demba Moussa Dembélé pense que le FMI ne devrait pas être surpris avec tous les instruments à sa disposition. Le système de maillage des institutions financières avec les banques locales et les autres établissements, les process et systèmes de contrôle mis en place suffiraient à contrer ce genre de manquements. L’envie réelle de nier la réalité, la legèreté manifestée à l’égard de certaines situations et l’intention de regarder ailleurs peuvent conduire aisement à ces dérives. Il y’a à cet effet des exemples patents comme celui de la Grêce avec Goldman Sachs qui a conduit à la ruine du pays, tout comme la crise financière mondiale de 2008 qui a entrainé une crise économique plus tard et même l’affaire Bernard Madoff. On peut même remonter en 1997 avec la crise asiatique et encore et encore. Cest toujours la finance qui crée les crises mais sa très grande puissance la rend incontournable.

Avec un déficit de 4,9% de la période 2019-2024 annoncé par le gouvernement précédent contre 12,3% réel alors que l’audit n’a pas encore livré tous ses secrets nous nous attendons à beaucoup de rebondissements

Rappelons qu’un meilleur déficit public permet d’emprunter à des taux très favorables auprès des organisations financières. Tous les pays du monde le font tous les jours pour le bon fonctionnement et la marche financière de leurs pays respectifs. Le seul hic reste quand on ment sur ses comptes publics pour dissimuler des détournements, des fraudes, des vols d’une si grande ampleur. La situation financière et économique dans laquelle l’ancienne administration a laissé le pays donne une marge de manœuvre très très restreinte aux nouveaux arrivants. On comprend alors pourquoi le président Macky Sall voulait à contre-courant effectuer un 3è mandat inconstitutionnel, sans doute pour cacher ses impairs. Dans la suite des enquêtes, espérons que toute la clarté sera faite, histoire de montrer à tous que le pouvoir étant passager, il est toujours mieux d’en user avec modération et retenue parce qu’on on ne sait jamais de quoi sera fait demain.

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